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L'Ile-de-France facilite crédit TPE et met l'accent sur formation

par webmaster le 22-03-2016

L'Ile-de-France facilite le crédit aux TPE et met l'accent sur la formation

Dominique Malecot |

La région veut donner les moyens d'embaucher aux TPE et PME.
Elle entend accélérer le retour à l'emploi.

Une trentaine de dirigeants d'entreprise ont participé lundi aux travaux de la conférence sur la croissance, l'emploi et l'innovation organisés par la région Ile-de-France. « Nous prenons des mesures d'urgence dès maintenant », leur a annoncé Valérie Pécresse . La présidente Les Républicains de la région va commencer par faciliter l'accès au crédit des TPE et PME, principale source de création d'emplois. « Nous renforçons le dispositif PM'UP dont ont bénéficié 1.000 entreprises depuis 2008 », a-t-elle détaillé. Ses crédits vont être augmentés cette année de 8 % à 26 millions d'euros. Surtout, son bouquet d'aides va désormais être accessible aux entreprises de tous les secteurs d'activité, à commencer par celles de la défense et du nucléaire qui en étaient exclues. Or il y a beaucoup de start-up dans ces deux secteurs.

Le dispositif va être aussi simplifié. « Il y avait deux sélections des candidats par an, nous traiterons désormais le dossier au fil de l'eau », a assuré Valérie Pécresse, qui veut que les entreprises embauchent dès qu'elles le peuvent. La région va aussi accompagner la transition numérique et écologique des PME traditionnelles. Et déverrouiller l'accès au microcrédit en garantissant davantage de prêts. Réalisée avec bpifrance et des banques privées, cette initiative doit permettre à des entreprises de plus de trois ans et de moins de 50 salariés d'emprunter de 10.000 à 50.000 euros, sans caution, sur cinq ans avec un an de différé. « En apportant 6 millions d'euros de garanties, nous allons permettre de réaliser 1.000 prêts de 25.000 euros en moyenne », a indiqué la présidente de la région. A cela vont s'ajouter une série d'engagements réciproques avec Pôle emploi. La région, qui est déjà en charge des formations collectives, entend reprendre les formations individuelles dont s'occupe l'opérateur. De son côté, ce dernier s'engage notamment à ce que chaque chômeur ait un rendez-vous avec un conseiller dans le mois qui suit sont inscription, contre quatre mois actuellement. A terme, les demandeurs d'emploi devraient pouvoir entrer en formation dans le mois qui suit cet entretien. Pôle emploi sera aussi associé au plan de relance de l'apprentissage de la région.

Effort sur la formation collective

Dans l'immédiat, c'est cependant sur la formation collective que va porter l'effort. La région va aider Pôle emploi à financer des outils numériques pour permettre aux chômeurs de faire un bilan de compétence en ligne et de noter les formations qu'ils auront reçues. Ils pourront ainsi s'orienter plus facilement vers des formations et des emplois accessibles à leur niveau.

Dans ce cadre, la région entend s'impliquer à plein dans le dispositif 500.000 emplois du gouvernement. L'Etat va apporter 24 millions d'euros à son budget formation collective, le portant à 36 millions d'euros, ce qui permettra de financer 6.000 formations collectives contre 2.000 actuellement. Pas question de faire uniquement du chiffre. « Nous voulons faire du qualitatif en proposant des formations, comme l'anglais aéroportuaire dans la région de Roissy, qui permettent aux demandeurs d'emploi de trouver du travail », prévient Valérie Pécresse.

Dominique Malécot, Les Echos