L’Algérie a déposé trois nouveaux dossiers de classement à la liste représentative du patrimoine mondial de l'humanité, dont l'un concerne la musique raï. 

Les trois dossiers déposés par le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH) évoquent plus précisément le «Raï, chant populaire algérien», «la distillation de roses et fleurs», et le métier de «mesureur d’eau», qui prend en charge l’approvisionnement en eau dans le sud de l’Algérie

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Le directeur du CNRPAH, Slimane Hachi a présenté ces trois dossiers lors d’un point presse relatif à la nouvelle «Stratégie du ministère de la Culture en matière de sauvegarde du patrimoine», et a assuré que les dossiers avaient été «déposés en mars dernier» auprès de l’institution rattachées à l’ONU. 

Une demande pour le couscous en préparation

Abdelkader Bendameche, le Président du Conseil des Arts et des Lettres, a pour sa part défendu la demande de classement du Raï en le présentant comme une «forme d’expression musicale et poétique féminine».

Le directeur du CNRPAH a également annoncé que des dossiers demandant les classements du couscous, mais aussi des chants «Sraoui» et «Achouiq» ainsi que des bijoux traditionnels de Beni Yenni (commune du sud de l’Algérie), avaient été déposés. 

Si les trois demandes étaient acceptées, l’Algérie compterait neuf éléments classés au patrimoine mondial de l'UNESCO puisqu’y figurent déjà : Ahellil du Gourara (un genre musical et poétique), le Chedda de Tlemcen (tenue traditionnelle), le pèlerinage annuel au mausolée de Sidi ‘Abd el-Qader Ben Mohammed dit « Sidi Cheikh », l'Imzad (un instrument de musique), le rituel et les cérémonies de la Sebeïba dans l'oasis de Djanet, et le Sboue de Timimoun (une fête religieuse).