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Publication décrets sur la transparence

par Pierre Berthet le 09-10-2017

Publication des décrets sur la transparence : la réaction du GNI et de l'Ahtop


lundi 9 octobre 2017 12:18 - L'hôtellerie - restauration


La publication de ces décrets est aussi une excellente nouvelle pour Didier Chenet, président du GNI et Jean-Bernard Falco, président de l'Ahtop en ajoutant : « Ces mesures, que nous réclamions depuis plusieurs années, rappellent-ils, vont sans doute aider à discipliner et responsabiliser les plateformes numériques. Elles permettront de mieux protéger les intérêts des consommateurs, régulièrement dupés par ces acteurs, dont les contenus et services sont trop souvent bâtis sur de fausses informations ». Le syndicat et l'association ont indiqué qu'ils veilleraient à la bonne application de ces règles. Un bémol à leurs yeux toutefois : l'absence de publication à ce jour du décret de sanction l'article 51 de la loi Pour une République Numérique.  « Nous devons réussir à travailler main dans la main pour intégrer durablement le numérique dans l'économie du tourisme. L'expérience digitale doit pouvoir servir les besoins du consommateur, et se mettre au profit de l'expérience client. Nous sommes favorables à une utilisation du numérique qui remette l'humain au coeur des préoccupations ».

L'impact de ces décrets analysés par le GNI et l'Ahtop


« S'agissant tout d'abord du référencement ou déréférencement des contenus sur les plateformes numériques, les règles devront être explicitement indiquées aux consommateurs. Ceux-ci connaîtront donc les critères retenus pour être un établissement préféré sur Booking.com ou les critères principaux du nouvel algorithme de TripAdvisor qui ne semble prendre en compte les notes des internautes qu'en critère secondaire ! La qualité des personnes déposant une offre sur une plateforme numérique devra être signalée afin que le consommateur sache s'il a à faire à un professionnel ou à un non-professionnel. Dans ce dernier cas, il s'agira d'une relation contractuelle entre particuliers. Le prix total, dont le coût d'intermédiation (les fameuses commissions mais uniquement celles payées par le client) devra être communiqué, de même que les droits ou absence de droits du consommateur. Toutes les offres sur Airbnb et les autres plateformes de location de meublés de tourisme devront indiquer outre le numéro d'enregistrement de la location (si la commune l'a instauré), la qualité de l'offreur et le niveau de protection du consommateur. Les sanctions en cas de tromperie s'élèveront à 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale. Par ailleurs, avec la publication du décret relatif aux avis en ligne, les consommateurs pourront progressivement reprendre confiance dans l'économie numérique. Les avis en ligne devant être désormais le reflet d'une expérience de consommation avec sa date associée, il ne sera plus possible de déposer un avis sans avoir réellement eu une relation avec l'établissement hôtelier ou le restaurant. Les autres formats des avis en ligne tels que les photos ou les notes sont également concernés par ces nouvelles obligations, évitant au consommateur d'être trompé par une photo classée en premier alors qu'elle a été prise plusieurs années auparavant. Enfin les modalités de contrôle que les plateformes mettent en place seront à préciser. Les plateformes n'effectuant pas ou peu de contrôle pourront donc être publiquement révélées. »