RETOUR

Covid-19: les pays se préparent à l'ombre de la pandémie

par webmaster le 06-12-2020

Covid-19 : les pays se préparent à des fêtes de fin d’année à l’ombre de la pandémie

Plus de 65,8 millions de cas ont été officiellement diagnostiqués dans le monde depuis l’apparition de la maladie, fin décembre 2019.

Publié 05 décembre 2020 à 21h42, mis à jour à 10h26 – Le Monde

La pandémie de Covid-19 a fait plus de 1,5 million de morts dans le monde depuis la fin décembre 2019, selon un bilan établi, samedi 5 décembre, par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles. Plus de 65,8 millions de cas ont été officiellement diagnostiqués. Suivre les chiffres de la pandémie mise à jour le 5 décembre 2020 Monde Cas confirmés 66,5 millions

Tous les chiffres de la pandémie sur notre page de suivi

Depuis le 24 novembre, plus de 10 000 décès sont enregistrés chaque jour sur la planète, un niveau jamais atteint auparavant. L’épidémie progresse notamment en Italie, tandis que l’Amérique latine et les Caraïbes ont enregistré une hausse de 18 % des cas en une semaine.

Lire aussi : L’Italie fait tout pour conjurer le risque d’une troisième vague

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé à ne pas baisser la garde malgré l’optimisme que suscite l’arrivée attendue des vaccins. Les brassages de population pour les fêtes de fin d’année risquent d’accélérer la propagation de l’épidémie, comme la ruée dans les magasins pour les achats de Noël.

  • Nombre de cas en augmentation aux États-Unis Les États-Unis ont enregistré samedi, pour la troisième journée d’affilée, un nombre jamais atteint de contaminations au SARS-CoV-2 en vingt-quatre heures avec près de 230 000 cas, selon le comptage de l’université Johns-Hopkins. Les États-Unis sont confrontés à un rebond spectaculaire de l’épidémie depuis plusieurs semaines ; les autorités sanitaires s’attendaient à cette nouvelle flambée après que de nombreux Américains ont voyagé à l’occasion de la fête de Thanksgiving, la semaine dernière, malgré les appels à rester chez soi.
  • Renforcement des mesures à Séoul La Corée du Sud a relevé dimanche son alerte sanitaire à Séoul et dans la région de la capitale au deuxième niveau le plus élevé, en raison d’une flambée du nombre de cas de Covid-19. Les autorités sanitaires avaient initialement réussi à contenir l’épidémie, grâce à une stratégie appuyée de tests et de traçage des contaminations. Mais ces dernières ont récemment de nouveau augmenté, pour dépasser désormais les 500 nouveaux cas par jour. Les autorités ont encore confirmé dimanche 631 nouveaux cas, soit le chiffre quotidien le plus élevé en neuf mois. Ils ont été détectés pour leur très grande majorité à Séoul et dans sa périphérie.

Lire aussi Pour lutter contre le Covid-19, le Québec et la Corée du Sud ne veulent pas de retrouvailles à Noël

En vertu de mesures décidées dimanche, tous les rassemblements de plus de 50 personnes seront interdits et les compétitions sportives se dérouleront désormais à huis clos. Les cafés ne feront que de la vente à emporter, tandis que le service en salle dans les restaurants ne sera autorisé que jusqu’à 21 heures. Ces mesures resteront en vigueur jusqu’à la fin de l’année, a précisé le premier ministre, Chung Sye-kyun.

  • La reine Elizabeth II bientôt vaccinée La reine d’Angleterre, Elizabeth II, recevra dans les prochaines semaines le vaccin développé par Pfizer et BioNTech, qui vient d’obtenir le feu vert des autorités sanitaires britanniques, selon la presse outre-Manche. La souveraine, âgée de 94 ans, et son mari, le prince Philip, 99 ans, seront tous les deux vaccinés en priorité en raison de leur âge et non en vertu d’un traitement préférentiel, a annoncé l’hebdomadaire Mail on Sunday. Selon le journal, ces membres les plus âgés de la famille royale rendront publique leur vaccination afin d’« encourager le plus grand nombre à se faire vacciner », alors que les autorités redoutent que les militants antis vaccins ne sèment le doute dans la population.
  • Le Portugal assouplira ses restrictions pendant les fêtes Si la deuxième vague de Covid-19 a commencé à refluer dans le pays, les autorités ont décidé de maintenir les restrictions sanitaires en vigueur dans le but de pouvoir alléger ces dernières à l’occasion des fêtes de fin d’année, a annoncé samedi le premier ministre, Antonio Costa. Cet allégement des restrictions, qui concerne les 113 communes (sur 308) où le risque de contamination reste « extrêmement élevé » ou « très élevé », devra néanmoins être confirmé le 18 décembre.

Lire aussi : Seconde vague ou maîtrise… visualisez l’évolution de l’épidémie dans 110 pays Depuis fin octobre, le Portugal a imposé un reconfinement partiel qui a été progressivement élargi à la majeure partie du pays. Dans les régions les plus touchées, un couvre-feu nocturne et les week-ends a été instauré, mais les écoles et les commerces n’ont pas fermé, comme ce fut le cas au printemps. Pour le week-end de Noël, le gouvernement ne prévoit pas d’interdire la circulation entre municipalités, comme il l’a fait ce week-end et le précédent. Pour la Saint-Sylvestre, cette mesure sera de nouveau instaurée pour éviter les déplacements à travers le pays. A Noël comme pour le Nouvel An, les horaires du couvre-feu seront réduits et les restaurants pourront fermer plus tard.

  • Bethléem illumine son sapin de Noël sans public L’arbre de Noël de Bethléem a été exceptionnellement illuminé sans public, samedi soir, en raison des restrictions imposées pour lutter contre la pandémie. Les autorités palestiniennes ont annoncé la semaine dernière un couvre-feu pendant quatorze jours en soirée et le week-end dans l’ensemble de la Cisjordanie, pour tenter d’endiguer la « propagation préoccupante » du virus. Les Palestiniens et les pèlerins célèbrent traditionnellement le début des festivités de Noël à Bethléem avec l’illumination du sapin. Et la foule se rassemble sur la place de la Mangeoire, devant la basilique de la Nativité, construite là où serait né Jésus, pour assister au spectacle. Cette année, seulement quelques journalistes ont pu assister à l’illumination.
  • Moscou commence la vaccination des travailleurs à risque La ville de Moscou a commencé, samedi, à vacciner : soixante-dix centres ont été ouverts dans la capitale russe, destinés dans un premier temps aux travailleurs sociaux, aux personnels médicaux et aux enseignants. « Les citoyens des principaux groupes à risque qui, en raison de leurs activités professionnelles, sont en contact avec beaucoup de personnes peuvent se faire vacciner », ont détaillé les autorités.

Lire aussi : Comment fonctionnent les futurs vaccins

La Russie a été un des premiers pays à annoncer le développement d’un vaccin – baptisé Spoutnik-V en référence au satellite soviétique –, en août, avant même le début des essais cliniques à grande échelle. Le vaccin est actuellement dans la troisième et dernière phase d’essais cliniques auprès de 40 000 volontaires. Ses fabricants ont annoncé le mois dernier un taux d’efficacité de 95 %, selon les résultats provisoires. Selon eux, le vaccin sera moins cher et plus facile à stocker et transporter que d’autres vaccins contre le Covid-19.